Les stepwell! Littéralement "marche puits", ce qui décrit plutôt bien ces étranges choses... Il est difficile de les appeler bâtiments, mais on ne peut pas non plus dire que ce sont de simples trous. Ce serait plus une sorte de puits monumental, attaché à un impressionnant escalier, dont lors de notre visite, la fonction est restée mystérieuse. Évidemment, on pense à la puissance d'évocation de l'eau dans une région soumise à la mousson puis à la sécheresse. Wikipédia nous en apprendra plus: d'un point de vue fonctionnel, l'escalier utilisé comme rampe pour remonter les gravats lors du creusement du puits, puis l'eau lorsque celui-ci atteint une profondeur suffisant. Mais c'est aussi un lieu dédié à différents dieux faisant la pluie et le beau temps, d'où la monumentalité de ces lieux. D'autant plus que cet escalier est linéaire, alors que la logique voudrait qu'il soit circulaire: un puits ou un forage sont le plus souvent ronds, cette forme étant plus résistante à l'énorme pression qui s'exerce sur les parois de l'excavation.
Donc nous sommes allés au Dada Hari Vav pour voir ça de nos propres yeux, au nord-ouest d'Ahmedabad. D'après wikipédia, il a été inauguré en 1501, à l'époque en pleine campagne. Un sentiment de ruralité persiste, surtout quand une vache se présente. L'endroit est calme, entouré de petites maison et de bouts de prairies. En arrivant, on ne voit pas grand chose, juste un petit pavillon permettant d'accéder à l'escalier, et des trous, dont on imagine pas encore la profondeur.
Et l'escalier apparaît soudainement, s'enfonçant dans une demi-obscurité, au travers d'une forêt de colonnes et de planchers maintenant les murs de soutènement. La descente est assez fabuleuse, dans ce puits assez mystérieux: les puits de lumières deviennent de plus en plus profonds, de plus en plus sombres. Chaque palier est apparemment marqué d'une symbolique particulière, souvent lié aux femmes, puisque ce sont-elles qui allaient chercher l'eau. Puis le puits à proprement parler, en fait plutôt un bassin, entouré de quelques marches, au fond d'une cour octogonale. Plusieurs niveaux de galeries l'encadrent, comme une sorte de théâtre. Deux bouts de ciel, à l'extrémité de l'escalier et tout en haut de la cour. Nous, on profite de la pénombre et de la fraicheur. L'éblouissant ciel blanc est enfin loin! Mais toujours ce sentiment d'étrangeté, liée à la monumentalité du lieu: pourquoi un tel travail pour un simple puits? J'avoue avoir toujours lié cette monumentalité à une volonté de puissance, de représentation, d'affirmation plus ou moins positive. Ici c'est l'eau qui est mise en représentation, qui plus est pour la fournir. Pas mal, non?
On est ensuite parti explorer les différents étages, assez vertigineux, car il y a des trémis un peu partout,
pour finalement retrouver le grand jour. Impressionnant!
By the way, voici ma nouvelle adresse:
4/4-b center point,
Panchvati, Elleisbridge,
AHMEDABAD
INDIA
Donc nous sommes allés au Dada Hari Vav pour voir ça de nos propres yeux, au nord-ouest d'Ahmedabad. D'après wikipédia, il a été inauguré en 1501, à l'époque en pleine campagne. Un sentiment de ruralité persiste, surtout quand une vache se présente. L'endroit est calme, entouré de petites maison et de bouts de prairies. En arrivant, on ne voit pas grand chose, juste un petit pavillon permettant d'accéder à l'escalier, et des trous, dont on imagine pas encore la profondeur.
Et l'escalier apparaît soudainement, s'enfonçant dans une demi-obscurité, au travers d'une forêt de colonnes et de planchers maintenant les murs de soutènement. La descente est assez fabuleuse, dans ce puits assez mystérieux: les puits de lumières deviennent de plus en plus profonds, de plus en plus sombres. Chaque palier est apparemment marqué d'une symbolique particulière, souvent lié aux femmes, puisque ce sont-elles qui allaient chercher l'eau. Puis le puits à proprement parler, en fait plutôt un bassin, entouré de quelques marches, au fond d'une cour octogonale. Plusieurs niveaux de galeries l'encadrent, comme une sorte de théâtre. Deux bouts de ciel, à l'extrémité de l'escalier et tout en haut de la cour. Nous, on profite de la pénombre et de la fraicheur. L'éblouissant ciel blanc est enfin loin! Mais toujours ce sentiment d'étrangeté, liée à la monumentalité du lieu: pourquoi un tel travail pour un simple puits? J'avoue avoir toujours lié cette monumentalité à une volonté de puissance, de représentation, d'affirmation plus ou moins positive. Ici c'est l'eau qui est mise en représentation, qui plus est pour la fournir. Pas mal, non?
On est ensuite parti explorer les différents étages, assez vertigineux, car il y a des trémis un peu partout,
pour finalement retrouver le grand jour. Impressionnant!
By the way, voici ma nouvelle adresse:
4/4-b center point,
Panchvati, Elleisbridge,
AHMEDABAD
INDIA
Merci Martin.
RépondreSupprimerA Marciac tout le monde frère, soeur, cousins cousines tantines et tonton... a été accroc au jazz, au floc et à tes récits.
Merci.
à suivre...
Le seul puits monumental que je connaisse, mais en moins artistique, c'est celui-ci à Orvieto près de Rome. Pour assurer l'approvisionnement en eau d'une ville fortifiée en hauteur. La virtuosité de ce puits consiste en deux rampes de marches indépendantes qui permettaient au ânes de faire un circuit continu... pour les ânes on a jugé que le strict fonctionnel suffisait, mais cela reste impressionnant et libère les femmes d'y aller.... Quant aux dieux ils ont eu droit dans la même ville à une magnifique cathédrale recouverte de marbre et clochetons vers le ciel! Mais le puits est dédié à Saint Patrice, pourquoi, je ne sais pas.
RépondreSupprimerhttp://it.wikipedia.org/wiki/Pozzo_di_San_Patrizio
Voilà pour info comparées sur les puits dans les civilisations...