Une belle découverte aujourd'hui, nommée Sarkhej. Un ancien village, entrain d'être rattrapé par la banlieue d'Ahmedabad: tout autour, les tours poussent comme des champignons, et comme le sol est très plat, les bâtiments semblent juste posés au milieu d'une grande étendue plus ou moins cultivée ou herbacée. Au final, cela ressemble beaucoup aux photos que l'on peut voir des grands ensembles en Europe, juste après leur construction: une grande route, de grandes constructions dans des espaces géants, mais pas encore aménagés pour accueillir le public. L'ambiance est donc assez étrange, presque désertique, sauf aux abords directs de la route où alternent taudis de migrants et petites industries.
Et puis au milieu de tout ça, un marais, qui ressemble plus ici à lac, du fait de la mousson. A coté de ce lac, une succession de souverains plus ou moins locaux - les frontières des anciens royaumes étant très mouvantes, un chef local pouvait rapidement devenir maître d'un grand territoire - a fait construire une série de mausolées, de mosquées et de temples. Mais le plus impressionnant est un énorme bassin, entouré de grandes volées d'escaliers, excavé au 16ème siècle! Les différents monuments s'organisent autour de cette grande cuvette. D'après les dires des locaux, il le plus souvent vide, sec, sauf certaines années, en cas de très grande pluie: la dernière mise en eau a eu lieu 7 années auparavant. Mais, nous sommes chanceux et le niveau d'eau est cette année exceptionnellement eau, alimenté par le trop-plein du lac voisin.
Le paysage devient alors très romantique, entre ruines et reflets... Les escaliers plongent dans l'eau, les colonnades se dressent fasse à elle, et puis les différents bâtiments semblent rentrer en résonance, former une sorte de jeu. Enfin, le silence, complet pour une fois, pas même le bourdonnement de la ville: une sensation rare ici! Très peu de gens, quelques jeunes baigneurs intrépides, vu la couleur de l'eau, là où elle est sensée être la plus propre, tout près du très beau trop plein du lac, espèce de porte entre un marais sauvage et un bassin très humain. Des vaches aussi, qui se baignent, prenant l'apparence d’hippopotames. La plupart des gens qui viennent ici sont des habitants des slums voisins, qui profitent de la fraicheur des ruines ou viennent puiser de l'eau au plus proche. Cela tient plus du grand terrain de jeu que de notre conception du site historique aseptisé. L'ambiance générale n'en est que plus étrange, à mi-chemin entre terrain vague et monument.
Et puis au milieu de tout ça, un marais, qui ressemble plus ici à lac, du fait de la mousson. A coté de ce lac, une succession de souverains plus ou moins locaux - les frontières des anciens royaumes étant très mouvantes, un chef local pouvait rapidement devenir maître d'un grand territoire - a fait construire une série de mausolées, de mosquées et de temples. Mais le plus impressionnant est un énorme bassin, entouré de grandes volées d'escaliers, excavé au 16ème siècle! Les différents monuments s'organisent autour de cette grande cuvette. D'après les dires des locaux, il le plus souvent vide, sec, sauf certaines années, en cas de très grande pluie: la dernière mise en eau a eu lieu 7 années auparavant. Mais, nous sommes chanceux et le niveau d'eau est cette année exceptionnellement eau, alimenté par le trop-plein du lac voisin.
Le paysage devient alors très romantique, entre ruines et reflets... Les escaliers plongent dans l'eau, les colonnades se dressent fasse à elle, et puis les différents bâtiments semblent rentrer en résonance, former une sorte de jeu. Enfin, le silence, complet pour une fois, pas même le bourdonnement de la ville: une sensation rare ici! Très peu de gens, quelques jeunes baigneurs intrépides, vu la couleur de l'eau, là où elle est sensée être la plus propre, tout près du très beau trop plein du lac, espèce de porte entre un marais sauvage et un bassin très humain. Des vaches aussi, qui se baignent, prenant l'apparence d’hippopotames. La plupart des gens qui viennent ici sont des habitants des slums voisins, qui profitent de la fraicheur des ruines ou viennent puiser de l'eau au plus proche. Cela tient plus du grand terrain de jeu que de notre conception du site historique aseptisé. L'ambiance générale n'en est que plus étrange, à mi-chemin entre terrain vague et monument.