On aurait pu rester à Kovalam, grande plage bordée de petits hotels et restaurants. Mais nous avons préféré continuer un peu plus loin, pour finalement trouver une gigantesque plage, une plage sans fin. Comme échoués sur le sable, des bateaux de pêches sont sagement alignés à perte de vue. Un peu en retrait, les maisons des susdits pêcheurs, à l'ombre des palmiers et des bananiers.
Il est assez tôt dans l'après-midi, et tous sont allongés ou assis au frais, occuper à faire la sieste ou à réparer des filets. La journée de pêche, commencée dans la nuit et se poursuivant jusqu'en milieu de matinée, est finit. Après, il faut encore remonter les filets, peser le poisson, le trier, le mettre à l'abris de la chaleur montante. Il ne reste pas longtemps sur place, rapidement emmené par un petit camion. Et ensuite, une vie plus douce semble commencer. De toute façon, la mer est écrasée de soleil, alors il n'y a pas grand chose d'autre à faire qu'à attendre. Seul le poisson qui sèche est au grand jour!
Nous trouvons une chambre et allons nous baigner. La plage est déserte, les grandes barques qui la jonchent semblent presque abandonnées. Quelques jeunes curieux, tous juste revenus de l'école, débarquent et nous posent les questions rituelles. Comme souvent, c'est par les enfants que nous rentrons dans les maisons et rencontrons les habitants. Et puis, dans des endroits comme celui là, ceux sont eux qui connaissent le plus d'anglais, et il servent donc de traducteurs à leurs familles.
Un peu plus tard, en fin d'après midi, des bruits de cuisine se font entendre, des parties de cartes commencent, des sonos crachent des musiques de film, des balles de cricket volent un peu partout. Ca sent le poisson, aussi! Il fait noir assez rapidement, et alors tout le monde disparaît. La lune est presque pleine, la lumière qu'elle réfléchit est puissante, à l'image de la luminosité dégagée par le soleil dans la journée. Tellement que nous voyons très clairement nos ombres, et qu'il est possible de lire dehors en pleine nuit. Une fois cela constaté, il ne nous reste plus qu'à aller nous coucher. Pour les pêcheurs, c'est presque déjà la fin de la nuit...
Joyeux Noël à toi Martin au bout du monde et sous le soleil. Ici pour nous cela sera pluie, vent, douze degrés.......
RépondreSupprimerBises dominique